DAEDALUS

Direction musicale : Roberto Festa

Fondé à Genève en 1986, l’Ensemble Daedalus consacre les deux premières années de son activité à la recherche: les programmes qui virent les débuts de l'Ensemble à Bruges, lors du prestigieux Festival des Flandres, et à Milan, lors de Musica e poesia a San Maurizio, sont le résultat concret de cette période d'études. Le succès rencontré à Bruges ouvrit la voie à deux collaborations essentielles dans le parcours du groupe : avec Accent, tout d'abord, la maison de disques pour qui a enregistré 10 des CD de l'Ensemble, et RTB 3, la chaîne culturelle de la radio belge, coproductrice de 4 d'entre eux.

Il Cantar moderno, premier CD de l’ Ensemble, est salué avec enthousiasme par la critique (Diapason d'Or – Coup de Cœur). Les collaborations avec les Festivals et les radios, partenaires ponctuels des productions discographiques de Daedalus, s'intensifient : Anvers en 1993 et 1996 ; Beaune en 1994 ; la Radio Suisse Romande–Espace 2 en 1995 ; Fontevraud en 1997 et 1998. La presse spécialisée prime l'originalité de cette production : les Canzoni villanesche alla napolitana reçoivent le 10 de Répertoire ; The two Souls of Salomon est célébré, dans les colonnes du quotidien Le Monde, comme un des dix meilleurs disques de 1998 “... un CD hors des sentiers battus. La musique est bouleversante, le grain des voix absolument magnifique. Et il règne sur ce disque un indicible climat poétique” ; Saturne et la Polyphonie comme “uno de los mejores discos de polifonia profana de la historia del disco” (prix CD Compact/Espagne et prix Goldberg), Johannes Prioris et Delizie Napolitane reçoivent le prix CD Compact/Espagne, Oracula le Choc de l’année du Monde de la Musique et le Coup de Coeur de l’Académie Charles Gros. Musa Latina, dernier enrigistrement de l’ensemble, est un CD né sous le signe de la surprise: « Crénom » ! s’écrie le critique à l’écoute de cet enregistrement protéiforme, d’une vitalité multicolore qui dégage le parfum d’un ailleurs troublant” (Muses Baroques). “C’est à un plaisir complet que nous invite le nouveau disque de l’ensemble Daedalus : celui de l’esprit et des sens.” (Musique, Musique) (Prix “Muse du mois”, Classic Voice, Classica)

Les universités ouvrent leurs portes à Daedalus et un réseau d'échanges très denses donne lieu à plusieurs parmi les projets les plus intéressants de l'Ensemble : Le Génie Impatient – figures musicales de la mélancolie, en collaboration avec l’Université et la Ville de Genève (1997) ; Saturno y la Polifonia avec l’Université Catholique de Buenos Aires (1998) ; Oracula Sibyllina avec l’Université de Nantes en 2002; Musa Latina avec l’Université d'Innsbruck (1999), de Genève (2007) et de Nantes en 2010.

Les occasions de se produire en scène ne manquent pas à l'Ensemble. En 1994, Daedalus réalise la représentation intégrale de La Purpura de la Rosa (Lima, 1701), de Tomás Torrejon y Velasco, première opera sud-américaine, en collaboration avec le Teatro Lirico della Città di Messina et le Teatro Comunale di Bologna. Pour Bologne 2000, capitale européenne de la culture, l'Ensemble monte L’ Aurora Ingannata de G. Giacobbi. En août 2001, il a présenté à Genève, dans le cadre du Festival Amadeus La Favola di Orlando de l’Orlando Furioso de l’Arioste. Une nouvelle version scénique du même programme a été réalisé en 2011 avec le soutien du Festival du Haut-Jura.

 

En 2003, 2008, 2009 Daedalus est en résidence à Estivoce, le Festival de Pigna.

En 2009 Roberto Festa est le directeur artistique du Festival “La Collina dei Poeti” (Naples, Italie et en 2009 et 2010 dirige le Festival Muse Salentine (Specchia).

En 2011 Roberto Festa est Artiste invité du Festival de l'Histoire de l'Art de Fontainebleau et du Festival du Haut Jura.

En 2012 Daedalus est l'ensemble en résidence du Festival Laus Polyphonie de Antwerpen (Belgique).

En 2014 Daedalus est encore en résidence à PIgna pour réaliser "Eh bien, dansez maintenant!", un spectacle sur la danse qui verra le jour en juillet avec le soutien d’Estivoce et qui raconte les différentes vicissitudes de Terpsichore, ses joies comme ses peines. Encore un monde qui ne vous a jamais été raconté et que Daedalus vous invite à découvrir.

 

2015- 2016: Daedalus célèbre ses trente ans....

Nous souhaitions un nouveau CD pour célébrer l’évènement. Nous l’avons enregistré avec « L’Autre Monde », le nouveau label dirigé par Jean-Paul Combet. Avec le soutien du Festival Bach d’Arques la Bataille est né « A la Moresca », un programme festif et pétillant, joyeux et drôle. Pour l’occasion Marco Beasley, un vieil ami et un artiste dont le talent n’a pas besoin de mon secours, nous a rejoint. Le CD sortira au printemps prochain.

 

 

 

 

Daedalus a presque 30 ans...

et depuis sa naissance j'ai opéré mes choix en parfaite liberté, suivant mon inspiration personnelle et me fondant essentiellement sur des raisons affectives et existentielles.

 

Définir un cadre temporel où situer nos parcours artistiques n'est pas si simple, dans la mesure où les frontières qui bornent les périodes de l'histoire sont elles‑mêmes assez mouvantes et "médiéval", "renaissant" ou "baroque" finissent par être, au fond, une attitude de l'homme face à son propre imaginaire. Divers aspects de ces époques lointaines survivent même dans notre présent!

 

Si l'on me demandait d'argumenter l'itinéraire artistique de l'Ensemble, les liens, le dénominateur commun de nos productions – je répondrais qu'à vrai dire, il est très simple de voir ce qui prévaut dans les choix opérés, et d'en faire découler le caractère du groupe.

 

Les premiers disques, Il Cantar moderno et O Vergin santa, non m'abbandonare présentent un choix de strambotti de Leonardo Giustiniani.

Les Canzoni villanesche alla napolitana, autre évolution, poétique celle-là, du strambotto, représentent un approfondissement de la même sensibilité.

Lorsque Daedalus a enregistré La Favola di Orlando, nous avons choisi des textes de l'Arioste – lequel a élaboré les stances épiques de son Orlando Furioso sur le rythme du strambotto.

 

En parcourant de la sorte l'évolution sémantique du strambotto  et de ses dérivés, nous avons tenté de mettre en évidence – voire même de révéler – le caractère protéiforme de l'univers linguistique italien entre le XVè et le début du XVIIè siècle.

Avec La Favola di Orlando et Salomone Rossi, Daedalus est entré dans un monde nouveau, celui du madrigale et de la parole. De cette approche, et dans la perspective de souligner les liens organiques entre musique et parole, est né Saturne et la Polyphonie, notre première réflexion sur la Mélancolie, thématique centrale de l'esthétique renaissante et de la pensée occidentale. Saturne est un CD pilier pour notre histoire et  notre identité. Avec Saturne Daedalus découvre la magie, la tradition médicale du passé et renoue le dialogue entre antiquité et présent qui, sous le signe de la variation, en caracterise le parcours jusqu'à nos jours.

 

 

 

Roberto Festa

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