O Vergin santa - Fra Serafino Razzi

Salve regina de misericordia - Anonyme

O Jesu dolce - Anonyme

Ne le tue braze - Filippo da Lurano

O VERGIN SANTA, NON M'ABBANDONARE

La lauda est une composition poétique d'argument religieux. Il s'agissait d'une sorte d'intégration, d'interpolation de l'Office divin  que les clercs autorisèrent toujours plus largement, pour favoriser la participation des laïcs aux rites de l'Église. Déjà, dans les premières décennies du XIIIè siècle, s'étaient formées des confréries de laudesi, à qui incombait la tâche d'entonner les louanges à la Vierge après la cérémonie religieuse.

 

La lauda  à Venise cherchait depuis son origine une autonomie stylistique, qui ne s'exprimé pas tant sous le profil poético-textuel, que sous l'aspect plus spécifiquement musical. On renonça en fait à recourir à la pratique du cantasi come…, c'est-à-dire à l'utilisation des chants empruntés au répertoire profane pour l'interprétation des laudi, préférant composer ex novo les airs pour les textes religieux que l'on désirait chanter.

 

Les mouvements compacts des parties et l'architecture claire des lignes mélodiques sont les éléments les plus typiques du genre. Plus des 200 laudari  conservés en Italie nous restituent intact un répertoire incroyablement suggestif et de grande intensité dramatique, tout en nous transmettant le son d'une religiosité au caractère passionné qui ne demandait ni ne voulait d'intermédiaires, et trouvait dans le chant la plus profonde de ses expressions.